Militant du Parti de Gauche
7 août
Pour beaucoup d’entre nous le mois d’août est celui des vacances, du repos annuel bien mérité.
Les militants du Parti de Gauche, après une campagne des cantonales et avant celles des legislatives et présidentielle, vont essayer de recharger leurs batteries, car 2012 commence en septembre 2011.
Mais en bons militants, ils gardent en mémoire l’actualité d’hier et d’avant-hier et un oeil sur l’actualité d’aujourd’hui qui pourrait bouleverser les pronostics des « jesaistoutsurtout », des éminences mediacratiques et politicardes notoires.
Rapidement revenons sur l’actualité internationale : un pays d’Amérique du Sud de plus bascule à gauche : le Pérou; les indignés occuppent les places en Espagne, et dans de nombreux pays d’Europe; Les américains annoncent leur départ d’Afghanistan; Israel interdit la flottille de la paix pour Gaza en « usant » de tous ses moyens; La Cote d’Ivoire a remplacé un tyran par un autre; et enfin Fukushima continue de nous empoisonner par air et mer.
Ces bonnes et moins bonnes nouvelles ferons encore l’actualité de demain. J’en ai surement oublié d’autres, mais vous completerez.
En France le mouvement des indignés a du mal a prendre, c’est peut-être trop tôt … et pourtant comment ne pas l’être : indigné.
Le mois de juillet a été pourri, la pluie a arrosé l’hexagone, préservant nos forêts des incendies (on se console comme on peut), et ce sont les prix du pétrole qui flambent à la pompe.
Nos ministres sont partis en vacances, pas très loin et pas trop longtemps, mais nous on préférerait qu’elles soient plus longues, très très longues, leurs vacances, on leur donnerai bien un congé, sans solde, définitif … pour sévices rendus.
Fin août auront lieu les universités d’été et les rassemblements de nombreux partis. Nous, nous serons près de Grenoble pour notre « remue-méninges », histoire de se mettre en jambe pour la fête de l’Huma de mi-septembre. Cette année les 2 évènements revêtent un caractère particulier. D’abord rappelons, si besoin, que le Front de Gauche a choisi son candidat pour les élections présidentielles de 2012 : Jean-Luc Mélenchon. Un candidat pour 6 formations politiques réunies, depuis que la FASE, Convergences et Alternatives, République et Socialisme ont rejoint le PCF, la GU et le PG. D’autres ont 6 candidats pour un parti. Notre remue-méninges est devenu, naturellement, le remue-méninges de la Gauche.
La fête de l’Huma verra la présentation de notre programme, celui que défendront tous les candidats du Front de Gauche en 2012.
Mais d’ici là, les évènements se bousculent. La crise en Europe, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, … arrive en France. Nous le disons depuis longtemps, la question n’était pas de savoir si la crise arriverait en France mais quand. L’Europe « qui protège » aux dires de certains loin de sauver ses membres les enterre un à un sous la « pression des marchés ». Les banques, que les gouvernements ont essayé de sauver, ont décidé de nous le faire … payer.
Mais la main invisible du marché est venue se poser sur nos deux joues. Sur la droite, avec 10 jours de baisse consécutive des bourses internationales, sur la gauche avec la dégradation de la note américaine par les agences de notation.
Ce mois d’août 2011, pourrait bien être celui de la déroute du système capitaliste. Nous allons suivre cela de près.
16 avr
Les élections régionales ont permis de valider le fait que notre stratégie est la bonne.
Notre stratégie d’union est non seulement la bonne mais c’est la seule qui puisse donner ou redonner un espoir aux citoyens de ce pays.
La crise est toujours là, et l’exemple grec doit nous permettre d’expliquer que la sociale démocratie ne peut pas être l’alternative au capitalisme. La Grèce dirigé par un socialdémocrate, président de l’Internationale Socialiste (Ségolène Royal en est la vice-présidente) ne propose et ne mettra en application pour « sauver » son pays, que des vieilles recettes libérales vouées à coup sûr à l’échec.
Mais cela ne concerne pas que la Grèce, il y a les PIGS, c’est de l’anglais mais cela ne veut pas dire « cochons » mais les 4 pays au bord ou déjà en faillite : P comme Portugal, I comme Islande, G comme Grèce et S comme Spain. l’Espagne notre voisine au delà des Pyrénées, elle aussi gérée par un « socialiste » montré en exemple par les socialistes français.
La crise est toujours là en France aussi avec la montée du chômage et de la pauvreté.
L’écart qui se creuse entre les toujours plus riches et les toujours plus pauvres.
Les réformes continuent. Non seulement on ne revient pas sur le bouclier fiscal mais on accélère la « réforme des retraites » et la « réforme de l’Etat », plus de privé et moins de public, plus d’actionnaires et moins de fonctionnaires.
Qui peut croire que la crise en Europe nous épargnera, qui peut croire d’ailleurs que la crise mondiale, qui n’est pas terminée, n’aura aucune incidence sur nos industries, nos commerces, nos services, sur les salariés et les retraités, les femmes et les hommes de ce pays.
La privatisation de l’économie et celle des savoirs (éducation et culture) nous entraine dans un monde sans issue si rien ne change.
C’est pour cela que nous avons créé le Parti de Gauche, et inventé le Front de Gauche.
Il nous faut donc rapidement apporter des réponses.
Réponses d’abord sociales : La participation à toutes les luttes, le soutien à tous les combats et manifestations doivent se faire sans réserve et au grand jour. Car cela parlera aux nôtres mais aussi à nos adversaires.
Réponses ensuite politiques : les différentes propositions de lois déposées par nos élus au sénat et à l’assemblée, parfois avec les communistes sont des signaux qu’il nous faut relayer autour de nous. Tout comme l’action de nos conseillers régionaux.
Après avoir imposé, notamment à nos amis communistes, le terme de Front de Gauche, je rappelle qu’ils voulaient des fronts, au gré des luttes et des élections, on commence à parler d’un Front Populaire. L’utilisation de ces termes, chargés d’histoire peut paraitre à certains un peu prétentieuse, ce n’est pas le cas, cela parle, tout simplement, cela parle à tous, et surtout cela signifie une lueur d’espoir, celle de rendre le pouvoir au peuple. C’est déjà une première victoire celle de la terminologie, la bataille des mots, elle est importante.
La deuxième victoire c’est que le FG est devenu indépassable, si nous ne faisons pas ce front nous perdrons. Comme le NPA, et LO ont perdu. LO perd depuis toujours, mais le NPA pensait représenter l’alternative, à la droite bien sûr, mais aussi à une certaine gauche. Les électeurs ont tranché. Ils veulent l’union. Même l’abstention, en partie, peut s’expliquer comme une demande d’unité.
La troisième victoire c’est que le PG et le président de son BN sont incontournables.
Mais ces petites victoires ont pour conséquence de nous donner des obligations. Une obligation de tout faire, une sorte d’obligation de moyens, pour réaliser l’unité, avoir un programme de rupture avec le capitalisme, le faire connaître, le populariser, et s’engager sur une autre voie à gauche que celle que propose le social-libéralisme ou la sociale démocratie.
Une obligation de réussir, une obligation de résultat en fait, pour ne pas décevoir et montrer qu’un autre monde est possible.
Pour faire cela il nous faut tout simplement un Parti de Gauche engagé, des militants actifs qui mettent en actes ce que nous couchons sur papier.
Ce parti de réflexion et d’action que beaucoup attendent et auquel vous avez choisi d’adhérer.
Je veux donc remercier tous les militants qui ont pris une part active dans cette campagne.
Pour quelques uns ce sont des récidivistes puisqu’ils ont aussi participé aux élections
européennes.
Merci de votre engagement, de votre implication, qui a contribué à la réussite de notre parti, à la réussite du Front de Gauche dans cette élection. Évidemment, je pense que nous regrettons tous de n’avoir que 2 élues PG en Rhône Alpes. Nous eussions préféré en avoir 3, 4 ou 5.
Mais les électeurs au premier tour, et nos partenaires PS et EE au deuxième en ont décidé autrement.
Je veux également remercier et féliciter Elisa Martin, notre tête de liste régionale, deuxième sur la liste en Isère, et Corinne Morel Darleux, tête de liste dans la Drôme, pour leur campagne personnelle et collective, et leur élection. Associer à ces remerciements Jean-Pierre Masson, mandataire financier d’Elisa et Thierry Sémanaz son directeur de campagne.
Les attachés du groupe PG : Elodie, Eric et Eduardo ont également fait un boulot fantastique.
Merci donc à vous tous.
Le Parti de Gauche compte donc 17 conseillers régionaux.
Nul doute qu’ils seront un point d ‘appui pour notre parti dès à présent.
Ces élections régionales doivent aussi être analysées d’un point de vue local.
Une analyse approfondie dans chaque comité sera sans doute utile.
Je reçois un document intitulé «info-agglo» écrit par le groupe communiste au Grand Lyon.
Dans une colonne de brèves sur les résultats électoraux du 2eme tour, on peut lire : « L’UNION a payé : Dans les villes où le maire est communiste : 68,17 % à Vaulx-en_Velin, 66,25 à Vénissieux, 65,98 à Givors, 63,99 à Pierre Bénite, 62,96 à Grigny … « Il y a surement une petite erreur sur l’attribution de Grigny comme étant une ville dont le maire serait communiste, mais surtout c’est une grave erreur de se satisfaire de ces résultats et de les présenter comme excellents.
D’abord parce que l’abstention y atteint des records : Vaulx-en-Velin 72,95 au 1er tour, Vénissieux 67,72, Givors 68,14, Pierre-Bénite 64,84 et Grigny 62,44, ces chiffres baissent de 4 à 6 point seulement au 2eme tour.
Ensuite parce qu’à Vaulx-en-Velin, Pierre-Bénite et Givors les maires étaient candidats, à Grigny la 1ere adjointe était candidate « société civile » présentée par le PCF, et à Vénissieux le vice-président du Sénat ,communiste, était sur la liste et enfin la tête de liste du Rhône, et tête de liste communiste en Rhône-Alpes est adjointe à Vaulx-en-Velin. Au premier tour nous arrivons troisième à Vaulx-en-Velin derrière le PS et le FN, 2eme à Vénissieux, Pierre-Bénite et Givors loin derrière le PS, et 4eme à Grigny.
Enfin, comme partout, mais encore plus dans ces villes le Front National fait des scores à donner la nausée.
Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.
Nous, nous ne pavoisons pas et nous devons plutôt réfléchir à comment aider nos élus PG dans ces communes, toutes très populaires.
Et ces chiffres pèseront pour les prochaines élections. Cette présentation faite par nos amis communistes est aussi un message politique. Vous avez tous constaté que l’union est fragile quand nos partenaires ont peur, peur de perdre leurs élus, leurs places. Je vous renvoie au document de Corinne et Elisa concernant le problème des exécutifs et du groupe à la région.
Des discussions doivent avoir lieu demain pour éviter une crise politique majeure. Cette expérience va nous servir pour l’avenir.
La lourde défaite de la droite apparait finalement comme le point positif de cette élection.
Mais notre progression est encore en deçà d’un seuil qui permettrait à bon nombre de nos concitoyens de nous voir vraiment comme l’alternative évidente à cette droite, et nous souffrons encore du syndrome de 2002.
C’est pourquoi je suis convaincu qu’il faut que l’on mette le paquet sur le développement de notre parti tout en faisant en sorte qu’il s’ouvre. L’élargissement du Front de Gauche ne pourra réussir que si le PG est un pilier solide de cet édifice. Nous avons pu le constater dans cette campagne.
Cet élargissement va à coup sûr être l’objet de débats au CN des 10 et 11 avril.
Vous savez que nous avons repoussé notre congrès au mois de Novembre.
D’ici là le PCF aura eu le sien en juin 2010.
Nous ferons un autre CN et un « remue-méninges » avant notre congrès.
Ces rendez-vous nationaux, ne doivent pas être les seules étapes de notre construction.
Au niveau départemental, et bien évidemment dans les comités doivent se discuter toutes nos orientations. Le document « lignes d’horizon » est une base de travail et il nous faudra réfléchir à proposer des formations tout au long de l’année.
Si nous sommes organisés et solidaires, nous pouvons donc envisager l’avenir avec la sérénité qui sied aux femmes et aux hommes de conviction.
Le développement du PG, l’élargissement du FG, la défaite de la droite et de l’extrême droite, la lutte contre l’abstention, redonner l’envie de voter et démontrer que cela est utile sont nos tâches militantes de demain.
Je vous invite donc à construire ensemble cet outil qu’est le Parti de Gauche, pour qu’avec le Front de Gauche élargi, nous puissions vraiment changer les choses …