Militant du Parti de Gauche
2 nov
L’action quotidienne m’éloigne du clavier.
Depuis mon dernier article, les évènements s’enchainent.
Les jours de grève et de manifestation sont des réussites, le 12 octobre 40 000 manifestants, le 16 octobre 36 000 manifestants, Le 19 octobre 45 000 manifestants, le 28, en pleine vacances scolaires nous avons encore dépassé les 30 000 manifestants.
Nous avons un nouveau rendez-vous le 6 novembre.
La loi est votée, vite votée remarquons le. Pour une réforme dite majeure par le président de la République lui-même, il aura fallu avoir recours à des artifices de république bananière : refus d’appliquer le droit d’expression individuel à l’Assemblée Nationale, procédure accélérée au Sénat, séance de nuit, de week-end, etc …
Soulignons l’exemplarité de nos élus à gauche, et plus particulièrement ceux du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche.
Leur travail d’amendements a permis de donner du temps aux syndicats, et aux partis et associations politiques de faire la vraie information, de démontrer la face cachée de cette contre-réforme, les enjeux pour l’avenir.
La collusion entre les acteurs de cette loi et les puissances de l’argent est à vomir. De l’affaire Bettencourt aux manœuvres de Guillaume Sarkozy, en passant par la suppression du bouclier fiscal à la condition de supprimer l’ISF, tout est fait pour que le « président des riches » puisse mettre en place un système globalitaire. Globalitaire parce qu’il est global et totalitaire.
Mais la lutte exemplaire dans les raffineries et chez les cheminots ne sera pas vaine. Cette lutte continue. Bien sûr les plus coriaces ont un peu baissé la garde, car les coups encaissés sont forts. D’abord ceux donnés au porte-monnaie, et ensuite les autres, les vrais sur les piquets mais aussi dans les manifs.
Car rien ne nous aura été épargné : les réquisitions illégales, les matraquages « pour nous protéger », les casseurs impunis, le rôle parfois « obscur » des responsables de l’ordre, les annonces mensongères relayés par quelques médias complaisants, …
Tout pour casser le mouvement de protestation, mais celui-ci à toujours été largement soutenu par la population.
La preuve est également faite par la solidarité financière apportée aux grévistes. Quelques exemples, près de 500 euros en 1h00 sur mon lieu de travail, plus de 400 euros en 1h30 sur un marché, 200 ici, 300 là-bas, même le jour de la manif des dons sont perçus; en grève, en manif et on finance … ceux qui ont fait le plus.
De nombreux camarades du PG se sont retrouvés aussi sur les piquets de grève. Avec « mes deux » Alain, Eduardo, nous sommes allés sur celui de Feyzin, pour remettre une partie de notre collecte, et nous avons participé à l’opération « péage gratuit » à Vienne.

Ne nous y trompons pas c’est une victoire à la Pyrrhus que celle de Nicolas Sarkozy.
Et si le président de la République est si sûr de son fait, pourquoi ne fait-il pas un référendum sur les retraites, avec une question simple : approuvez-vous ma réforme des retraites ? Et des réponses simples : oui ou non ?
Mais ce président a peur du peuple, et comme il ne peut pas le dissoudre il l’ignore.
Il s’était déjà assis sur le vote des Français pour la constitution européenne, il n’a que faire de leur avis sur la société qu’il nous prépare pour demain.
Ce que décideront les syndicats après la journée du 6 novembre, nous conviendra et nous soutiendrons cette décision.
Le Parti de Gauche, avec le Front de Gauche travaille à une réelle alternative politique.
Pour la retraite, pour nous c’est 60 ans à taux plein et on revient à 40 annuités, car c’est déjà trop.
Mon agenda du mois de novembre se remplit d’activité politique.
Le 6 je n’y reviens pas si ce n’est pour donner rendez-vous à tous ceux qui ne se résignent pas à 14h30 place Jean-Jaurès.
Mais avant il y a le 3 novembre, avec une conférence débat à l’ENS, 18h00, sur le projet équatorien Yasuni-ITT, les intervenants sont Paul Ariès, Corinne Morel-Darleux et Mathieu Le Quang.
Puis nous commencerons les discussions avec nos partenaires du Front de Gauche pour les prochaines élections. En mars 2011 nous nous présenterons à vos suffrages, avec un programme de Front de Gauche. Le Parti de Gauche espère élargir ce Front à des forces politique de l’autre gauche, notamment les Alternatifs et le NPA.
Ensemble dans les rues, ensemble dans les urnes. C’est possible.
Nous finirons ce mois de novembre par une assemblée générale de désignation de nos candidats.
La semaine précédente, les 19, 20 et 21 novembre nous aurons notre congrès, au Mans.
3 jours de débats et de votes, pour être en ordre de bataille, avec un programme qu’on souhaite « partagé », y compris et surtout par les électeurs.
Et pour vos soirées je vous conseille cet excellent livre :
114 pages – 10 euros, chez Flammarion

En attendant notre tâche est simple : soutenir et tenir.
29 mai
Le mois de mai se termine et le « bilan mensuel » du Parti de Gauche sur cette période montre combien son activité à été intense.
D’abord bien sûr le 1er mai où nous avons fait un « point fixe » remarqué. Pour nous il s’agit d’assurer une présence et un soutien à toutes les actions du monde syndical. De nombreux militants du Parti de gauche sont également des responsables syndicaux. Nous voulons simplement montrer qu’un autre chemin est possible, qu’il existe une autre voie à gauche.
Les comités du Parti de Gauche, avec nos partenaires du Parti Communiste Français et de Gauche Unitaire, mais aussi des camarades des autres composantes de l’autre gauche, et des citoyens, ont défilé pour démontrer que l’union, dans un Front de Gauche, élargi, ouvert était non seulement possible mais nécessaire.
Le Parti de Gauche milite depuis sa création pour une unité de « l’autre gauche ».
Cela s’est concrétisé par la création du Front de Gauche, qui a permis l’élection de Marie-Christine Vergiat comme députée européenne du Front de Gauche, en 2009.
La manifestation du 27 mai a de nouveau confirmé tout cela.
Aujourd’hui 10 élus siègent à Charbonnières, 6 élus PCF, 2 élues PG, 1 élu GU et 1 élu issu du mouvement social.
Les élus Front de Gauche, de la région Rhône-Alpes, ont défilé avec les militants des diverses composantes de ce Front démontrant la durabilité et le sérieux de ce Front, ainsi que leur implication dans les luttes au quotidien, aux cotés des salariés, et de tous ceux qui souffrent.
C’est donc un message politique fort qui est adressé à notre adversaire, la droite, et à nos concurrents de gauche, mais cela veut être aussi un message à tous ceux qui doutent encore.
Dans la manifestation du 27 mai les » partisanes et partisans » du Parti de Gauche, s’étaient répartis dans les différents collectifs dans lesquels nous sommes impliqués.
Les jeunes partisans distribuaient un tract pour refuser les mesures Fillon-Sarkozy, car la retraite n’est pas qu’une » affaire de vieux « .
Évidemment nous étions avec le collectif Rhône à la distribution de l’appel à signatures pour sauvegarder notre régime de retraite par répartition, et
annoncer le grand meeting du jeudi 10 juin à 19h, Salle de la Mutualité, place Antonin Jutard 69003, avec pour intervenant(e)s :Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (PG), Jean-Jacques Boislaroussie (Alternatifs), Annick Coupé (Solidaires), Laurianne Deniaud (MJS), Anne Feray (FSU), Gérard Filoche (Inspecteur du travail), Razzy Hammadi (PS), Pierre Laurent (PCF), Alain Lipietz (Les Verts), Willy Pelletier (Copernic), Jean-Baptiste Prevost (UNEF), Marie-Pierre Thoubans (GU), Stéphanie Treillet (Féministe).
Enfin d’autres camarades du Parti de Gauche distribuaient avec le collectif 69 «solidarité avec le peuple grec » un document qui annonce une réunion publique à 19h00 le 17 juin à la Bourse du Travail, avec un certain nombre de personnalités.
Tout cela a bien sûr été préparé par un certain nombre de militants du Parti de Gauche, depuis de nombreuses semaines.
Le 5, le 18 et le 20 mai nous avons organisé des manifestations de soutien au peuple grec, le 5 et le 20 correspondant à des journées de grève générale en Grèce.
« L’internationalisme du Parti de Gauche n’est pas seulement un fait de solidarité militante. Il exprime aussi la conscience que nous avons d’affronter un système global » comme dit si bien François Delapierre.
La semaine dernière, le vendredi 21 mai, nous avons accueilli à Villeurbanne, Martine Billard, députée et porte-parole du Parti de gauche, pour une réunion-débat sur les retraites.
Un parti politique qui aspire à gouverner doit former ses militants et ses élus.
Sur ce principe, nous organisons des formations diverses et variées. Vendredi 28 mai, à Vaulx-en-Velin, Jean-Louis Linossier, responsable de l’ACER, et Gabriel Amard, président d’une communauté d’agglomération et secrétaire national du PG, ont dispensé à de nombreux militants une formation sur l’eau, plus précisément sur le retour en régie publique, de 18h30 à 22h00.
La réunion débat sur les retraites à Villeurbanne était en soi un moment de formation.
Merci à Martine, Jean-Louis et Gabriel.
Le mois de juin sera aussi « actif », car en plus des dates annoncées nous prévoyons un pique-nique républicain, en principe le 20 juin, avec Corinne morel-Darleux, conseillère régionale, et secrétaire nationale au combat écologique, et la participation de Mathieu Lequang responsable français du projet écologique équatorien de « Yasuni ITT » (soutenu par le Parti de Gauche au niveau national).
Les élus et les militants du Parti de Gauche, par leurs engagements, leurs implications ne sont ni dans l’incantatoire ni dans le « réalisme qui ne permet pas », ils sont dans l’esprit de la gauche par l’exemple.
24 avr
Le groupe « Front de Gauche » en ordre de bataille pour défendre l’intérêt des Rhônalpins ces 4 prochaines années.
Dans la continuité du rassemblement de la gauche de transformation sociale, écologiste et citoyenne réunie au sein de la liste « Ensemble, pour des Régions à gauche, solidaires, écologistes et citoyennes » lors des élections régionales de mars dernier, un groupe : « Front de Gauche, Ensemble, Communistes, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Partenaires » s’est constitué à la Région Rhône-Alpes.
Au nombre de 10 élus issus d’organisations différentes (Elisa MARTIN 38, Corinne MORELDARLEUX 26, Antoine FATIGA 73, Armand CREUS 69, François AUGUSTE 38, Cécile CUKIERMAN 42, François JACQUART 07, Danièle LEBAIL 69, Christiane PUTHOD 69, Gilles RAVACHE 74), le groupe s’est constitué dans la diversité des composantes des listes respectant ainsi la volonté des électrices et des électeurs.
Gilles RAVACHE assurera la présidence du groupe, avec la coprésidente, Elisa MARTIN. Animés par la volonté d’ancrer la Région Rhône-Alpes à gauche, en proposant des alternatives au démantèlement des services publics, aux fermetures et liquidations d’entreprises, à l’appauvrissement des producteurs agricoles, le groupe entend se mobiliser pour faire de la Région, un pôle de résistance et d’alternatives.
Mais aussi en s’opposant aux projets gouvernementaux destructeurs pour la démocratie, comme ils ont pu l’exprimer ce mercredi 21 avril, lors du débat sur la réforme territoriale de l’assemblée plénière. Dans le contenu du voeu de la majorité, le groupe a ainsi proposé et obtenu que le Conseil Régional se positionne pour le retrait des textes de loi au lieu de leur suspension, comme cela était proposé initialement. Ajoutant : « nos concitoyens, ont besoin d’une réforme des institutions et des collectivités locales qui donne force aux institutions démocratiques, c’est-àdire à celles et ceux qui expriment le pouvoir du peuple, face aux marchés financiers, face à l’égoïsme froid de la rentabilité. »
Notre objectif est en effet la mise en oeuvre de l’intérêt général et du contrôle citoyen. Cela suppose que les collectivités aient les moyens financiers et politiques de développer les services publics et des politiques publiques alternatives au tout marchand, en particulier en matière de gestion de l’eau et dans le domaine de la formation professionnelle.
Les élus Front de Gauche présideront la commission Aménagement du territoire et vice présideront les commissions Politique de la ville, logement et solidarités ; transports, déplacements et infrastructures et développement rural et agriculture.
16 avr
Les élections régionales ont permis de valider le fait que notre stratégie est la bonne.
Notre stratégie d’union est non seulement la bonne mais c’est la seule qui puisse donner ou redonner un espoir aux citoyens de ce pays.
La crise est toujours là, et l’exemple grec doit nous permettre d’expliquer que la sociale démocratie ne peut pas être l’alternative au capitalisme. La Grèce dirigé par un socialdémocrate, président de l’Internationale Socialiste (Ségolène Royal en est la vice-présidente) ne propose et ne mettra en application pour « sauver » son pays, que des vieilles recettes libérales vouées à coup sûr à l’échec.
Mais cela ne concerne pas que la Grèce, il y a les PIGS, c’est de l’anglais mais cela ne veut pas dire « cochons » mais les 4 pays au bord ou déjà en faillite : P comme Portugal, I comme Islande, G comme Grèce et S comme Spain. l’Espagne notre voisine au delà des Pyrénées, elle aussi gérée par un « socialiste » montré en exemple par les socialistes français.
La crise est toujours là en France aussi avec la montée du chômage et de la pauvreté.
L’écart qui se creuse entre les toujours plus riches et les toujours plus pauvres.
Les réformes continuent. Non seulement on ne revient pas sur le bouclier fiscal mais on accélère la « réforme des retraites » et la « réforme de l’Etat », plus de privé et moins de public, plus d’actionnaires et moins de fonctionnaires.
Qui peut croire que la crise en Europe nous épargnera, qui peut croire d’ailleurs que la crise mondiale, qui n’est pas terminée, n’aura aucune incidence sur nos industries, nos commerces, nos services, sur les salariés et les retraités, les femmes et les hommes de ce pays.
La privatisation de l’économie et celle des savoirs (éducation et culture) nous entraine dans un monde sans issue si rien ne change.
C’est pour cela que nous avons créé le Parti de Gauche, et inventé le Front de Gauche.
Il nous faut donc rapidement apporter des réponses.
Réponses d’abord sociales : La participation à toutes les luttes, le soutien à tous les combats et manifestations doivent se faire sans réserve et au grand jour. Car cela parlera aux nôtres mais aussi à nos adversaires.
Réponses ensuite politiques : les différentes propositions de lois déposées par nos élus au sénat et à l’assemblée, parfois avec les communistes sont des signaux qu’il nous faut relayer autour de nous. Tout comme l’action de nos conseillers régionaux.
Après avoir imposé, notamment à nos amis communistes, le terme de Front de Gauche, je rappelle qu’ils voulaient des fronts, au gré des luttes et des élections, on commence à parler d’un Front Populaire. L’utilisation de ces termes, chargés d’histoire peut paraitre à certains un peu prétentieuse, ce n’est pas le cas, cela parle, tout simplement, cela parle à tous, et surtout cela signifie une lueur d’espoir, celle de rendre le pouvoir au peuple. C’est déjà une première victoire celle de la terminologie, la bataille des mots, elle est importante.
La deuxième victoire c’est que le FG est devenu indépassable, si nous ne faisons pas ce front nous perdrons. Comme le NPA, et LO ont perdu. LO perd depuis toujours, mais le NPA pensait représenter l’alternative, à la droite bien sûr, mais aussi à une certaine gauche. Les électeurs ont tranché. Ils veulent l’union. Même l’abstention, en partie, peut s’expliquer comme une demande d’unité.
La troisième victoire c’est que le PG et le président de son BN sont incontournables.
Mais ces petites victoires ont pour conséquence de nous donner des obligations. Une obligation de tout faire, une sorte d’obligation de moyens, pour réaliser l’unité, avoir un programme de rupture avec le capitalisme, le faire connaître, le populariser, et s’engager sur une autre voie à gauche que celle que propose le social-libéralisme ou la sociale démocratie.
Une obligation de réussir, une obligation de résultat en fait, pour ne pas décevoir et montrer qu’un autre monde est possible.
Pour faire cela il nous faut tout simplement un Parti de Gauche engagé, des militants actifs qui mettent en actes ce que nous couchons sur papier.
Ce parti de réflexion et d’action que beaucoup attendent et auquel vous avez choisi d’adhérer.
Je veux donc remercier tous les militants qui ont pris une part active dans cette campagne.
Pour quelques uns ce sont des récidivistes puisqu’ils ont aussi participé aux élections
européennes.
Merci de votre engagement, de votre implication, qui a contribué à la réussite de notre parti, à la réussite du Front de Gauche dans cette élection. Évidemment, je pense que nous regrettons tous de n’avoir que 2 élues PG en Rhône Alpes. Nous eussions préféré en avoir 3, 4 ou 5.
Mais les électeurs au premier tour, et nos partenaires PS et EE au deuxième en ont décidé autrement.
Je veux également remercier et féliciter Elisa Martin, notre tête de liste régionale, deuxième sur la liste en Isère, et Corinne Morel Darleux, tête de liste dans la Drôme, pour leur campagne personnelle et collective, et leur élection. Associer à ces remerciements Jean-Pierre Masson, mandataire financier d’Elisa et Thierry Sémanaz son directeur de campagne.
Les attachés du groupe PG : Elodie, Eric et Eduardo ont également fait un boulot fantastique.
Merci donc à vous tous.
Le Parti de Gauche compte donc 17 conseillers régionaux.
Nul doute qu’ils seront un point d ‘appui pour notre parti dès à présent.
Ces élections régionales doivent aussi être analysées d’un point de vue local.
Une analyse approfondie dans chaque comité sera sans doute utile.
Je reçois un document intitulé «info-agglo» écrit par le groupe communiste au Grand Lyon.
Dans une colonne de brèves sur les résultats électoraux du 2eme tour, on peut lire : « L’UNION a payé : Dans les villes où le maire est communiste : 68,17 % à Vaulx-en_Velin, 66,25 à Vénissieux, 65,98 à Givors, 63,99 à Pierre Bénite, 62,96 à Grigny … « Il y a surement une petite erreur sur l’attribution de Grigny comme étant une ville dont le maire serait communiste, mais surtout c’est une grave erreur de se satisfaire de ces résultats et de les présenter comme excellents.
D’abord parce que l’abstention y atteint des records : Vaulx-en-Velin 72,95 au 1er tour, Vénissieux 67,72, Givors 68,14, Pierre-Bénite 64,84 et Grigny 62,44, ces chiffres baissent de 4 à 6 point seulement au 2eme tour.
Ensuite parce qu’à Vaulx-en-Velin, Pierre-Bénite et Givors les maires étaient candidats, à Grigny la 1ere adjointe était candidate « société civile » présentée par le PCF, et à Vénissieux le vice-président du Sénat ,communiste, était sur la liste et enfin la tête de liste du Rhône, et tête de liste communiste en Rhône-Alpes est adjointe à Vaulx-en-Velin. Au premier tour nous arrivons troisième à Vaulx-en-Velin derrière le PS et le FN, 2eme à Vénissieux, Pierre-Bénite et Givors loin derrière le PS, et 4eme à Grigny.
Enfin, comme partout, mais encore plus dans ces villes le Front National fait des scores à donner la nausée.
Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.
Nous, nous ne pavoisons pas et nous devons plutôt réfléchir à comment aider nos élus PG dans ces communes, toutes très populaires.
Et ces chiffres pèseront pour les prochaines élections. Cette présentation faite par nos amis communistes est aussi un message politique. Vous avez tous constaté que l’union est fragile quand nos partenaires ont peur, peur de perdre leurs élus, leurs places. Je vous renvoie au document de Corinne et Elisa concernant le problème des exécutifs et du groupe à la région.
Des discussions doivent avoir lieu demain pour éviter une crise politique majeure. Cette expérience va nous servir pour l’avenir.
La lourde défaite de la droite apparait finalement comme le point positif de cette élection.
Mais notre progression est encore en deçà d’un seuil qui permettrait à bon nombre de nos concitoyens de nous voir vraiment comme l’alternative évidente à cette droite, et nous souffrons encore du syndrome de 2002.
C’est pourquoi je suis convaincu qu’il faut que l’on mette le paquet sur le développement de notre parti tout en faisant en sorte qu’il s’ouvre. L’élargissement du Front de Gauche ne pourra réussir que si le PG est un pilier solide de cet édifice. Nous avons pu le constater dans cette campagne.
Cet élargissement va à coup sûr être l’objet de débats au CN des 10 et 11 avril.
Vous savez que nous avons repoussé notre congrès au mois de Novembre.
D’ici là le PCF aura eu le sien en juin 2010.
Nous ferons un autre CN et un « remue-méninges » avant notre congrès.
Ces rendez-vous nationaux, ne doivent pas être les seules étapes de notre construction.
Au niveau départemental, et bien évidemment dans les comités doivent se discuter toutes nos orientations. Le document « lignes d’horizon » est une base de travail et il nous faudra réfléchir à proposer des formations tout au long de l’année.
Si nous sommes organisés et solidaires, nous pouvons donc envisager l’avenir avec la sérénité qui sied aux femmes et aux hommes de conviction.
Le développement du PG, l’élargissement du FG, la défaite de la droite et de l’extrême droite, la lutte contre l’abstention, redonner l’envie de voter et démontrer que cela est utile sont nos tâches militantes de demain.
Je vous invite donc à construire ensemble cet outil qu’est le Parti de Gauche, pour qu’avec le Front de Gauche élargi, nous puissions vraiment changer les choses …
1 avr
Cet article est consacré au communiqué de presse des élues du Parti de Gauche à la région Rhône-Alpes, que j’approuve totalement.
Pourquoi nous n’avons pas signé la « déclaration du groupe d’élu(e)-s du Front de gauche »
Lettre d’Elisa Martin et Corinne Morel Darleux
aux militant-e-s, soutiens, électeur-rices des listes « Ensemble » – Front de Gauche
Une déclaration intitulée du « groupe d’élu(e)s du Front de Gauche » a été envoyée à la presse vendredi dernier, signée de 8 élu-e-s régionaux sur les 10 des listes « Ensemble pour des régions à gauche ».
Certain-e-s d’entre vous se sont étonné-e-s, à juste titre, de ne pas voir apparaître nos deux noms aux côtés de nos 8 camarades élu-e-s du PCF, de la GU et du mouvement social. Nous avons nous-mêmes découvert que cette déclaration avait été envoyée à la presse passant outre notre avis. Il nous a dès lors paru important que chacun-e puisse disposer des éléments de contexte et de notre appréciation sur la situation actuelle et les éléments contenus dans cette déclaration.
Nous tenons tout d’abord à rappeler qu’il n’existe pas, à ce jour de « groupe des élu-e-s du Front de Gauche » à la Région Rhône Alpes, la constitution et l’intitulé de ce groupe étant encore en discussion entre nous et devant être officiellement entérinés lors de la séance du Conseil Régional du 22 avril.
Nous partageons bien sûr l’idée selon laquelle nous avons mené une campagne nous permettant de progresser et d’être devant le Modem, de donner de la force et de la crédibilité à l’alternative à gauche que nous voulons incarner. Nous sommes fermement attachées à la démarche unitaire d’alternative à gauche initiée par le Front de Gauche et élargie à nos partenaires M’Pep, PCOF, Alternatifs, PAG38… Dans ce cadre, la démarche de déclaration publique de 8 élu-e-s des listes « Ensemble », nous excluant de fait, nous paraît pour le moins maladroite et signe d’une désolidarisation inquiétante quant à cette volonté de démarche unitaire.
Nous nous étions pourtant expliquées quant à notre impossibilité de signer cette déclaration, à ce stade, lors d’une réunion des 10 élu-e-s des listes « Ensemble ». D’abord, en raison du désaccord majeur entre nous concernant les conditions de participation des élus communistes à l’exécutif. Ainsi, il ne nous paraissait pas opportun de communiquer publiquement sur ce sujet avant d’avoir eu une discussion avec l’ensemble des partenaires, parties prenantes des listes « Ensemble », mais aussi, pour ce qui nous concerne, avec les militant-e-s du Parti de Gauche. En effet nous défendons le fait que la démarche du Front de Gauche et des partenaires « Ensemble » n’appartient pas à 10 élu-e-s mais aux organisations, militant-e-s, soutiens et électeur-rices qui ont permis à nos listes de voir le jour et de réaliser le beau résultat qui a été le nôtre en Rhône Alpes.
En outre, cette déclaration « banalise » le désaccord politique – pour nous majeur – quant à la démarche que nous avons défendue pendant la campagne et sur laquelle les électeur-rices nous ont fait confiance, de participation conditionnelle aux exécutifs dominés par le Parti Socialiste et Europe Écologie. Nous ne nous sommes pas déclarées « sceptiques », mais opposées à cette participation, les conditions politiques posées dans notre déclaration commune du 28 octobre 2009 en matière de rapport de forces et d’intégration de mesures clés n’étant pas réunies selon nous. C’est précisément la raison pour laquelle nous avions collectivement décidé de ne pas signer le contrat de mandature proposé par le Parti Socialiste et Europe Ecologie au moment de notre rassemblement pour le deuxième tour. Depuis, les conditions politiques n’ont pas changé et rien ne justifie donc selon nous un changement de positionnement de notre part.
La mention à un « groupe d’opposition de gauche » nous est étrangère, nous avons toujours affirmé qu’un groupe issu de nos listes devait être le plus constructif possible et peser autant que faire se peut dans l’élaboration des politiques régionales. Mais pas à n’importe quel prix. Or, la participation à l’exécutif induit de fait une solidarité de gestion, c’est à dire un vote identique à celui du Président de Région sur le budget et les grands dossiers de la mandature. JJ Queyranne l’a confirmé à Elisa Martin.
L’ensemble de ces éléments d’appréciation, justifie pleinement le refus que nous avons opposé à la proposition de Vice Présidence faite par JJ Queyranne à Elisa Martin, en conformité avec les engagements et déclarations publiques qui ont toujours été les nôtres.
Si nous respectons bien entendu le choix des autres organisations en la matière, la présence d’élus communistes dans l’exécutif nous paraît aujourd’hui source de difficultés et d’incompréhensions politiques. Elle nous paraît entraver la possibilité de nous exprimer de manière unitaire et cohérente, et de faire valoir nos engagements de campagne. Rappeler ces engagements dans une déclaration publique ne suffit pas à évacuer la contradiction politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.
Or, notre priorité est de préserver la démarche du Front de Gauche élargie aux listes « Ensemble », à laquelle 107.000 électeurs ont cru, croient encore, et qui reste à nos yeux le cadre prioritaire pour poursuivre le rassemblement de la gauche de transformation écologique et sociale.
Là où le rassemblement le plus large a pu avoir lieu lors de cette élection, il a représenté un véritable espoir sanctionné positivement dans les urnes. Nous saluons notamment le succès et l’attitude de nos camarades élu-e-s en Limousin qui, forts de la dynamique enclenchée, ont pris la décision de ne pas intégrer les exécutifs. Nous devons en tirer collectivement des enseignements pour la poursuite de notre démarche unitaire et d’alternative. Cela nous donne des responsabilités importantes. Sachons nous montrer à la hauteur de l’enjeu.
Elisa MARTIN, Corinne MOREL DARLEUX
Conseillères régionales Ensemble – Front de Gauche
Membres du Bureau National du Parti de Gauche
7 mar
Vendredi 5 mars, les militants de la liste « Ensemble » de la région Rhône-Alpes se sont mobilisés pour une opération TER.
Imaginée depuis trois semaines elle s’est déroulé avec enthousiasme et fût un véritable succès.
Dans de nombreuses gares TER des départements de la région, hors Ardèche, seul département sans train de voyageurs, les militants ont tracté, de 7 à 9 heures, 25 000 flyers, un document unique élaboré par Antoine Fatiga, tête de liste départementale de Savoie, cheminot et militant syndical.
Les têtes de listes des départements de Savoie, Isère (François Auguste), Drôme (Corinne Morel Darleux), Ain (Katia Philippe) et la tête de liste régionale, Elisa Martin,ont rejoint en gare de Lyon Part-Dieu la tête de liste du Rhône (Marie-France Vieux-Marcaud).
Les gares TER de Lyon, ont été couvertes par les militants rhodaniens, 3 sous la responsabilité du PG et 3 sous celle du PCF.
Puis suivant un scénario élaboré par les commandos culturels du Parti de Gauche, les têtes de liste régionale et départementales supplées par des « figurants » pour 3 départements se sont prêtés à une petite saynète.
Chacun portait un « carton » avec son département au recto et un slogan au verso.
La photo parle d’elle-même.

Pour conclure cette matinée les candidats ont donné une conférence de presse, au chaud …
pour rappeler notamment notre opposition à toute ouverture à la concurrence de la SNCF, le retour à une entité unique SNCF-RFF, la réouverture de lignes, faire des comités de ligne de véritables outils de lutte et de décisions, et à la mise en place de la gratuité avec de nouvelles sources de financement.