Militant du Parti de Gauche
2 nov
L’action quotidienne m’éloigne du clavier.
Depuis mon dernier article, les évènements s’enchainent.
Les jours de grève et de manifestation sont des réussites, le 12 octobre 40 000 manifestants, le 16 octobre 36 000 manifestants, Le 19 octobre 45 000 manifestants, le 28, en pleine vacances scolaires nous avons encore dépassé les 30 000 manifestants.
Nous avons un nouveau rendez-vous le 6 novembre.
La loi est votée, vite votée remarquons le. Pour une réforme dite majeure par le président de la République lui-même, il aura fallu avoir recours à des artifices de république bananière : refus d’appliquer le droit d’expression individuel à l’Assemblée Nationale, procédure accélérée au Sénat, séance de nuit, de week-end, etc …
Soulignons l’exemplarité de nos élus à gauche, et plus particulièrement ceux du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche.
Leur travail d’amendements a permis de donner du temps aux syndicats, et aux partis et associations politiques de faire la vraie information, de démontrer la face cachée de cette contre-réforme, les enjeux pour l’avenir.
La collusion entre les acteurs de cette loi et les puissances de l’argent est à vomir. De l’affaire Bettencourt aux manœuvres de Guillaume Sarkozy, en passant par la suppression du bouclier fiscal à la condition de supprimer l’ISF, tout est fait pour que le « président des riches » puisse mettre en place un système globalitaire. Globalitaire parce qu’il est global et totalitaire.
Mais la lutte exemplaire dans les raffineries et chez les cheminots ne sera pas vaine. Cette lutte continue. Bien sûr les plus coriaces ont un peu baissé la garde, car les coups encaissés sont forts. D’abord ceux donnés au porte-monnaie, et ensuite les autres, les vrais sur les piquets mais aussi dans les manifs.
Car rien ne nous aura été épargné : les réquisitions illégales, les matraquages « pour nous protéger », les casseurs impunis, le rôle parfois « obscur » des responsables de l’ordre, les annonces mensongères relayés par quelques médias complaisants, …
Tout pour casser le mouvement de protestation, mais celui-ci à toujours été largement soutenu par la population.
La preuve est également faite par la solidarité financière apportée aux grévistes. Quelques exemples, près de 500 euros en 1h00 sur mon lieu de travail, plus de 400 euros en 1h30 sur un marché, 200 ici, 300 là-bas, même le jour de la manif des dons sont perçus; en grève, en manif et on finance … ceux qui ont fait le plus.
De nombreux camarades du PG se sont retrouvés aussi sur les piquets de grève. Avec « mes deux » Alain, Eduardo, nous sommes allés sur celui de Feyzin, pour remettre une partie de notre collecte, et nous avons participé à l’opération « péage gratuit » à Vienne.

Ne nous y trompons pas c’est une victoire à la Pyrrhus que celle de Nicolas Sarkozy.
Et si le président de la République est si sûr de son fait, pourquoi ne fait-il pas un référendum sur les retraites, avec une question simple : approuvez-vous ma réforme des retraites ? Et des réponses simples : oui ou non ?
Mais ce président a peur du peuple, et comme il ne peut pas le dissoudre il l’ignore.
Il s’était déjà assis sur le vote des Français pour la constitution européenne, il n’a que faire de leur avis sur la société qu’il nous prépare pour demain.
Ce que décideront les syndicats après la journée du 6 novembre, nous conviendra et nous soutiendrons cette décision.
Le Parti de Gauche, avec le Front de Gauche travaille à une réelle alternative politique.
Pour la retraite, pour nous c’est 60 ans à taux plein et on revient à 40 annuités, car c’est déjà trop.
Mon agenda du mois de novembre se remplit d’activité politique.
Le 6 je n’y reviens pas si ce n’est pour donner rendez-vous à tous ceux qui ne se résignent pas à 14h30 place Jean-Jaurès.
Mais avant il y a le 3 novembre, avec une conférence débat à l’ENS, 18h00, sur le projet équatorien Yasuni-ITT, les intervenants sont Paul Ariès, Corinne Morel-Darleux et Mathieu Le Quang.
Puis nous commencerons les discussions avec nos partenaires du Front de Gauche pour les prochaines élections. En mars 2011 nous nous présenterons à vos suffrages, avec un programme de Front de Gauche. Le Parti de Gauche espère élargir ce Front à des forces politique de l’autre gauche, notamment les Alternatifs et le NPA.
Ensemble dans les rues, ensemble dans les urnes. C’est possible.
Nous finirons ce mois de novembre par une assemblée générale de désignation de nos candidats.
La semaine précédente, les 19, 20 et 21 novembre nous aurons notre congrès, au Mans.
3 jours de débats et de votes, pour être en ordre de bataille, avec un programme qu’on souhaite « partagé », y compris et surtout par les électeurs.
Et pour vos soirées je vous conseille cet excellent livre :
114 pages – 10 euros, chez Flammarion

En attendant notre tâche est simple : soutenir et tenir.
17 sept
Septembre, mois de lutte !!!
A mi-chemin, je ne sais pas comment sera la fin du mois, mais ce dont je suis sûr c’est que la colère monte.
Le 4 septembre nous avons fait une magnifique manifestation
contre la politique xénophobe de Nicolas Sarkozy, et sa mise au pilori de nombreuses catégories de personnes.
Jugez vous-même avec la photo.
8000 personnes manifestaient, et les militants du PG étaient présents en nombre.
Notre République : Même sol, mêmes droits.
Le 7 septembre, la rue a parlé.
Près de 30000 personnes à Lyon sous une pluie battante.
La volonté et le courage des manifestants sont plus forts que la météo et les mensonges du ministre.
le Parti de Gauche réclame l’organisation d’un référendum sur la question des retraites. De plus, nos députés, avec ceux du Parti Communiste Français, ont déposé un projet de loi pour une réforme juste à l’Assemblée Nationale et mènent une vraie bataille.
2,7 millions de personnes se sont exprimés, mais cette histoire est l’affaire de tous, et le peuple doit pouvoir se prononcer.
En partageant les richesses, la retraite à taux plein à 60 ans c’est possible!
Vous pouvez aussi lire ce que nous avons écrit sur notre blog départemental : http://69.lepartidegauche.fr/
La fête de l’Humanité, les 10, 11 et 12 septembre, encore une fois réussie, a été l’occasion pour le Front de Gauche de présenter son « chantier pour un programme partagé ».
Un document de 177 fiches présente les premières contributions pour un programme de Front de Gauche.
Ces propositions doivent être discutées, amendées, améliorées par tous ceux qui le souhaitent, à gauche, notamment ceux qui ont déjà travaillé sur des programmes « communs », comme en Limousin.
La liste des régionales « Limousin, terre de Gauche » avait réunie des formations politiques de l’autre gauche telle que le NPA, les Alternatifs, le PG et avec une tête de liste communiste.
C’est donc possible, et cela ne dépend que de nous.
Mais nous souhaitons aussi associer tous ceux qui le voudront, et qui s’inscriront dans une vraie alternative à la politique de la droite.
Nous proposons de faire une politique de radicalité concrète.
Je vous invite à voir la présentation qu’en a fait Jean-luc Mélenchon le 12 septembre à la fête de l’Huma.
La fête de l’humanité c’est aussi pour le PG l’occasion de tenir
des débats, sur son stand, mais aussi à l’agora. C’est là que Jean-Luc Mélenchon est intervenu, mais c’est aussi dans cette enceinte, devant une salle remplie que Martine Billard est intervenue sur les retraites, dans un débat avec toutes les forces de gauche (PS et EE compris).
Elle démontre que nous sommes en face de super-menteurs, le président de l’assemblée nationale compris.
Enfin à la fête de l’Huma nos « commandos culturels » ont
toujours un énorme succès. Cette année n’a pas dérogé à la régle et les lyonnais y ont encore « brillé ».
Nous avons demain et après-demain un conseil national du Parti de Gauche.
Nous discuterons de notre prochain congrès en novembre, mais aussi de ce que nous allons faire après.
Pour terminer ce billet je n’oublie pas de vous rappeler notre rendez-vous de jeudi 23 septembre :
Manif à Lyon à 10h30
place Ambroise Courtois (métro Montplaisir-Lumiere).
Il faut que nous soyons encore plus nombreux que le 7 septembre, nous pouvons gagner, ensemble, tous ensemble …
24 avr
Le groupe « Front de Gauche » en ordre de bataille pour défendre l’intérêt des Rhônalpins ces 4 prochaines années.
Dans la continuité du rassemblement de la gauche de transformation sociale, écologiste et citoyenne réunie au sein de la liste « Ensemble, pour des Régions à gauche, solidaires, écologistes et citoyennes » lors des élections régionales de mars dernier, un groupe : « Front de Gauche, Ensemble, Communistes, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Partenaires » s’est constitué à la Région Rhône-Alpes.
Au nombre de 10 élus issus d’organisations différentes (Elisa MARTIN 38, Corinne MORELDARLEUX 26, Antoine FATIGA 73, Armand CREUS 69, François AUGUSTE 38, Cécile CUKIERMAN 42, François JACQUART 07, Danièle LEBAIL 69, Christiane PUTHOD 69, Gilles RAVACHE 74), le groupe s’est constitué dans la diversité des composantes des listes respectant ainsi la volonté des électrices et des électeurs.
Gilles RAVACHE assurera la présidence du groupe, avec la coprésidente, Elisa MARTIN. Animés par la volonté d’ancrer la Région Rhône-Alpes à gauche, en proposant des alternatives au démantèlement des services publics, aux fermetures et liquidations d’entreprises, à l’appauvrissement des producteurs agricoles, le groupe entend se mobiliser pour faire de la Région, un pôle de résistance et d’alternatives.
Mais aussi en s’opposant aux projets gouvernementaux destructeurs pour la démocratie, comme ils ont pu l’exprimer ce mercredi 21 avril, lors du débat sur la réforme territoriale de l’assemblée plénière. Dans le contenu du voeu de la majorité, le groupe a ainsi proposé et obtenu que le Conseil Régional se positionne pour le retrait des textes de loi au lieu de leur suspension, comme cela était proposé initialement. Ajoutant : « nos concitoyens, ont besoin d’une réforme des institutions et des collectivités locales qui donne force aux institutions démocratiques, c’est-àdire à celles et ceux qui expriment le pouvoir du peuple, face aux marchés financiers, face à l’égoïsme froid de la rentabilité. »
Notre objectif est en effet la mise en oeuvre de l’intérêt général et du contrôle citoyen. Cela suppose que les collectivités aient les moyens financiers et politiques de développer les services publics et des politiques publiques alternatives au tout marchand, en particulier en matière de gestion de l’eau et dans le domaine de la formation professionnelle.
Les élus Front de Gauche présideront la commission Aménagement du territoire et vice présideront les commissions Politique de la ville, logement et solidarités ; transports, déplacements et infrastructures et développement rural et agriculture.
6 fév
On le sait les médias nous boudent. Mais à Lyon ils nous excluent, c’est surement cela la liberté de la presse vue par certains d’entre eux.
Ainsi après avoir été invité de justesse, en remplacement d’un candidat qui se décommande, au débat le Lyon Capitale, nous ne sommes pas invité au débat organisé par le « Coup de Grâce », un nouveau magazine culture en Rhône-Alpes, nouveau dans l’espace médiatique, ancien dans les pratiques.
Motif de l’exclusion : vous n’avez rien sur la culture dans votre programme pour les régionales.
A l’évidence le FN avait lui un super programme puisqu’il était invité.
Passons …
Le service public (France 3) a décidé lui aussi de nous écarter. Partiellement certes, mais quand même.
Des débats seront organisés pour les Régionales, deux groupes seront faits : les petits et les gros. Et dans quel groupe sommes nous classé ? Gagné ! avec les petits.
Heureusement dans cette semaine, mercredi, nous avons été invité à l’ENS, pour un débat sur « L’alternative sociale, ou comment sur le plan régional contribuer à construire un nouveau modèle de société ». Notre tête de liste, Elisa Martin, y a fait une prestation remarquée et remarquable, les applaudissements de la salle, loin d’être acquise à nos thèmes, en témoignent.
De cette soirée je pourrai dire que Queyranne est apparu comme le plus droitier, fustigeant le service public notamment, Meirieu est un excellent orateur, mais il méconnait les dossiers, et que dire de Begag, il n’est bon ni en politique ni en homme de spectacle. On peut d’ailleurs se poser la question que venait-il faire dans ce débat, lui qui soutient Villepin, l’alternative sociale à la droite, serait-ce … la droite.