Vous l’avez compris ce n’est pas du magnifique opéra de Wolfgang Amadeus Mozart dont je vais vous parler … le titre est un « jeu de mots ».

Il ne s’agit pas pour moi de verser dans une germanophobie ambiante et malsaine. Si nous critiquons Angela Merkel ce n’est pas parce qu’elle est allemande, mais parce qu’elle est libérale. Et si nous critiquons Sarkozy ce n’est pas parce qu’il est « d’origine hongroise » ou que sa fille se prénomme Giulia, mais parce que c’est un libéral.

Leur proposition de traité européen est liberticide, y compris dans le mode de validation. Il n’y aura pas de référendum, ni ici ni là-bas. En Allemagne la constitution ne le prévoit pas, la nôtre oui. Encore un déni de démocratie à l’actif de Nicolas Sarkozy. Et si cette constitution ne sert pas au peuple, qu’on fasse une constituante pour une nouvelle constitution.

Le traité de Lisbonne est mort … le système MERKOSY vient de l’enterrer. De quoi être amer !

Nous ne pouvions réviser le traité sans unanimité des membres de l’Union Européenne et il devait, solutionner tous nos problèmes. Le prochain sera ratifié sans les Anglais, et d’autres peut-être, et l’on comprend qu’il aggravait la crise au lieu de la résoudre. Alors on en fait un autre …

Mais on peut craindre que ce dernier soit pire que le précédent.

Inscrire la règle d’or dans les constitutions, c’est constitutionnaliser « la rigueur » ou plus précisément l’austérité. De droite ou de gauche la rigueur c’est toujours le peuple qui la paye. Il suffit de regarder ce qui se passe sous nos yeux, actuellement, en Europe.

L’austérité en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie … a appauvri les pauvres et épargné les riches. Que fera-t-elle en France ou en Allemagne, à votre avis ?

L’Allemagne est-elle vraiment l’eldorado européen, comme le disent certains ? L’exemple à suivre ?

Pas si sûr … selon un sondage de l’Institut Ifop, même les allemands ne le croient pas : 53% jugent insuffisant leur système de protection sociale, 64% pensent que l’éducation et la santé ne fonctionnent pas bien et 67% estiment qu’il n’est même pas sûr qu’ils arrivent à percevoir les pensions de retraite qu’on leur doit.

Et surtout je vous renvoie au blog de Jean-Luc Mélenchon

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/04/a-propos-dallemagne/

En France nous en sommes à 2 plans d’austérité, et on peut considérer que la loi de finances en est un troisième, sans le dire vraiment.

Les chiffres du chômage sont catastrophiques, les pires depuis 12 ans, et ce malgré « le nettoyage » des listes du pôle emploi.

On nous annonce la récession, et l’abaissement de la note de la France.

La dette va coûter encore plus chère. Qui va payer ? Nous bien sûr ! Enfin nous, pas tous quand même, ne faisons pas fuir les riches comme disait l’autre. Donc en avant pour la TVA « sociale », dans le programme de la droite, de Bayrou à l’extrême droite, et quelques uns à gauche. Haro sur les fonctionnaires ! Déremboursement des médicaments et jours de carence ! Recul de l’âge de la retraite ! Etc …

Doucement on nous amène à l’idée de l’éventualité d’un gouvernement « d’union nationale », censé regrouper les « réalistes de tous bords » pour remettre sur les rails l’économie.

Regardons si cela est nouveau en Europe. Pas du tout ! Deux exemples.

Le premier le gouvernement de coalition en Allemagne, Le SPD avec la CDU, Schröder et déjà Merkel, un beau succès, non ? Je vous renvoie plus haut dans cet article. Un deuxième la Grèce : Papandréou le président de l’internationale socialiste, qui ne résiste pas 24h00 aux injonctions de la troïka (FMI, BCE, EU), part dans le mur en klaxonnant et laisse le volant à un « banquier » (gouverneur de la banque de 1994 à 2002, puis vice-président de la BCE de 2002 à 2010) qui forme un gouvernement regroupant les socialistes, la droite, mais pire encore l’extrême droite.

Houaa ça puire !!!!

Si en Italie nous n’avons pas eu de gouvernement de coalition c’est parce qu’il n’existe plus de socialistes … depuis leur association avec le centre qui s’est traduite par l’élimination des socialistes et des communistes dans les assemblées nationales. Mais à la place de Berlusconi (au pouvoir depuis 1994) on met un homme « du rang » (commissaire européen de 1995 à 2004, puis en 2005 consultant chez Goldman Sachs) et qui commence par faire … un plan d’austérité.

Mozart voulait montrer que soit-disant les femmes » font toutes cela » nous nous montrerons que les oligarchies disent et font toutes les mêmes choses pour servir leurs intérêts et nuisent aux peuples.

Cosi fan tutte, alors place au peuple.